Cette mise hors service massive n’est donc pas un simple accroc technique : elle illustre ce que la SPV dénonce depuis longtemps. L’iPad reste avant tout un outil de consultation, mal adapté aux exigences réelles du métier — rédaction de rapports, préparation de séquences pédagogiques, gestion des évaluations, usage simultané de plusieurs applications. En perdant leurs ordinateurs, de nombreuses et nombreux enseignant-e-s se retrouvent désormais sans l’outil de production dont ils dépendaient réellement, avec pour seule alternative institutionnelle un appareil qui ne répond pas à leurs besoins.

Dans sa lettre, la SPV rappelle qu’une solution existe : les nouveaux MacBook Neo, plus performants, plus polyvalents et moins coûteux à l’achat que les iPad. La SPV demande l’arrêt immédiat des acquisitions d’iPad pour le corps enseignant au profit du MacBook Neo — ou, à défaut, la possibilité de choisir entre les deux équipements. Elle réclame surtout l’ouverture rapide de négociations avec les partenaires sociaux, pour que le remplacement du matériel retiré, devenu plus urgent encore avec DarkSword, réponde enfin aux véritables besoins de la profession.