Le Département de l’enseignement et de la formation professionnelle et la Société pédagogique vaudoise s’accordent sur un diagnostic partagé : les difficultés de comportement représentent un enjeu majeur pour l’école vaudoise.
La DGEO a élaboré un plan d’action pour renforcer et développer les moyens existants. Parmi les mesures concrètes figure le développement d’ici 2028 des espaces ressources qui existent déjà dans de nombreux établissements.
La SPV, qui alerte les autorités depuis plus de dix ans, salue l’engagement de l’État. Elle avait déjà formulé des propositions en 2016 et 2018, et réaffirmé son urgence en 2025 avec une résolution intitulée « Pour préserver les élèves et les professionnelles et professionnels de l’école ». Cette reconnaissance officielle des enjeux du terrain représente une avancée.
Un plan d’action plébiscité… avec des réserves
L’État met l’accent sur la formation des enseignantes et enseignants, de son côté, la SPV insiste sur le besoin de prestations directes destinées aux élèves. « Le renforcement des ressources socio-éducatives, de l’accompagnement spécialisé et des interventions sur le terrain devra constituer la priorité des prochaines étapes », affirme le communiqué.
L’enjeu du financement et du calendrier
Le budget consacré aux dispositifs de soutien a augmenté de 216 % depuis 2019. Pour la prochaine étape, des moyens supplémentaires sont promis dans le cadre du budget 2027.
Mais la SPV appelle à la vigilance. Le syndicat exige une mise en œuvre rapide et substantielle, non des promesses à moyen terme : « Les besoins identifiés sont immédiats et appellent des réponses qui ne peuvent être uniquement différées à moyen terme. »
Un engagement de suivi
Les deux parties s’engagent à poursuivre le dialogue. L’État du Vaud reconnaît ne pas pouvoir tout faire seul et met en avant une approche intégratrice impliquant écoles, parents et professionnels. La SPV, elle, se montre disponible pour accompagner la mise en œuvre, tout en restant attentive à ce que les promesses se traduisent en réalités concrètes sur le terrain.
Une chose est sûre : les défis comportementaux à l’école exigent une réponse globale, une augmentation réelle des ressources, et un suivi régulier de l’efficacité des mesures.